Knowledge Management
Knowledge Management
conseil en knowledge management Knowledge Management
Knowledge Management
Knowledge Management Knowledge Management Knowledge Management Knowledge Management Knowledge Management
Knowledge Management Knowledge Management Knowledge Management Knowledge Management Knowledge Management Knowledge Management Knowledge Management

Contacter Polia - Knowledge ManagementContacter Polia - Knowledge Management
Knowledge Management
Knowledge Management Knowledge Management Knowledge Management

Interview de l’auteur




(JPG)
JYPrax

Comprendre et mettre en oeuvre le KM de 2ème génération.

Q1 Le Knowledge Management (KM) ou management de la connaissance permet selon vous d’accompagner l’entrée des entreprises dans la Société du Savoir. Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste cette nouvelle Société du Savoir ?

La Société du Savoir

Prenons deux des caractéristiques majeures de cette Société du Savoir, présentées dans mon livre :

- la connaissance incorporée dans les processus, les outils et les organisations humaines peut devenir un véritable facteur accélérateur de développement et de rentabilité ; l’innovation également, fruit de l’échange, de la traçabilité des idées, de la fertilisation croisée, est un des facteurs de la compétitivité future des entreprises

- le caractère synergique des organisations basées sur le savoir : partout, on parle d’entreprise étendue ou élargie, d’organisations apprenantes et en réseau, de management participatif, de communautés professionnelles, de systèmes productifs locaux, etc.

Le savoir partagé, issu de la synergie des esprits, peut devenir le véritable moteur d’un capitalisme du savoir, facteur d’un développement à la fois durable et plus humain de notre société.

Le KM fournit une « boîte à outils » (conceptuelle, méthodologique, technique, comportementale, économique...) pour conduire l’entreprise vers ce nouveau paradigme économique ; mais bien entendu, l’enjeu est sociétal.

separateur

Q2 Quel est l’enjeu exact d’une démarche KM pour les entreprises ?

L’enjeu d’une démarche KM

En faisant la synthèse de près de dix années d’expériences dans toutes catégories d’organisations, je propose de regrouper les finalités et enjeux perçus par les entreprises en quatre grands segments :

optimiser les processus, la productivité, l’efficacité collective, améliorer les délais, la qualité et réduire les coûts, en réutilisant mieux la connaissance déjà existante : capitalisation des bonnes pratiques, réduction des erreurs répétitives, etc.

améliorer les décisions par l’échange multidisciplinaire, être à l’écoute du client, anticiper ses besoins ;

mieux valoriser son capital de compétences, comprendre l’entreprise non pas comme un système de production mais comme une combinaison de compétences

innover, être capable de tracer les idées nouvelles dès leur émergence, puis les valider, et les transformer en projet industriel. Chaque segment implique un dispositif de KM spécifique, avec ses méthodes, ses outils, ses modes de pilotage...

Mon livre les analyse l’un après l’autre dans des chapitres distincts, avec des exemples réels issus d’entreprises.

separateur

Q3 Ce type de démarche est-il complexe à mettre en oeuvre ?

Complexité de la démarche

Pas au niveau de l’action concrète, où l’on peut mettre en uvre des projets simples, concrets, donnant des résultats visibles et faciles à atteindre.

Cependant, quant il s’agit d’obtenir que ces « projets de percée » s’inscrivent dans une démarche globale de changement, la mise en uvre devient plus complexe car, très vite, l’on touche à des résistances culturelles et organisationnelles fortes, notamment au niveau du management intermédiaire.

C’est pour cela que nos démarches de mise en uvre KM, expliquées dans ce livre, s’inspirent de la philosophie du Penser Global, Agir local.

D’un côté, il faut convaincre la Direction Générale de sponsoriser « officiellement »le KM comme une cible de progrès permanent, global (on dit « corporate »). De l’autre, il faut s’appuyer sur des petits projets locaux et concrets pour créer la mobilisation des acteurs eux-mêmes, la participation, et faire du « marketing viral » (on parle aussi de « nénupharisation »).

separateur

Q4 Le KM implique-t-il des changements importants dans les modes de management ?

Modes de management

C’est le management intermédiaire qui se sent le plus menacé par l’avènement des flux horizontaux d’information ; les communautés professionnelles échappent à sa zone de contrôle et de pouvoir, les collaborateurs réclament de l’autonomie et de l’initiative, ils souhaitent être reconnus pour leur compétence...

Et pourtant, c’est le management intermédiaire qui sera amené à jouer le rôle le plus considérable dans la Société du Savoir.

Mais, pour cela, il faut qu’il accepte de changer son style de management ; de petit « chef » autoritaire et hiérarchique, il deviendra animateur et mobilisateur des compétences, un coach, un pédagogue, un communiquant, un garant de la confiance dans l’équipe.

C’est à lui que revient le rôle de donner « du sens à l’action ».

D’importants chapitres de mon livre sont consacrés à cette question : évolution du management, outils du team-building, rôle de la confiance, etc

separateur

Q5 Quels sont les principaux freins et réticences à la mise en place d’une démarche KM dans les entreprises ?

Freins à la démarche KM

Nous avons fait d’innombrables enquêtes auprès des salariés de nos entreprises clientes, dont les résultats sont présentés et analysés en détail dans le livre.

Au delà de l’aspect « l’information, c’est le pouvoir », parmi les principaux freins au partage de connaissance, on peut citer :

- le temps (pression du court-terme et de l’opérationnel),
- le manque de visibilité sur les bénéfices (faible compréhension des mécanismes du KM, peu d’incitation personnelle à la démarche...),
- le syndrome du NIH (Not Invented Here) qui veut qu’on préfère réinventer sa propre solution plutôt que de réutiliser ce qui existe déjà,et beaucoup d’autres....

separateur

Q6 Vous décrivez et analysez dans ce manuel l’ensemble des outils du KM. Certains sont-ils plus importants que d’autres ?

Outils KM

Non, car on ne peut classer ces outils en fonction de leur « importance » mais en fonction de leur adéquation fonctionnelle avec les attentes de l’utilisateur.

Dans mon livre, je présente un modèle original qui part du stade de développement d’une communauté professionnelle, en déduit un certain nombre de modalités de fonctionnement collaboratif et permet ainsi de sélectionner plus facilement son outil idéal dans la jungle des progiciels du marché.

separateur

Q7 Outre leur rôle de simple outil du KM, les NTIC ne sont-elles pas au coeur même du KM et de la Société du Savoir ?

Les NTIC et le KM

Je présenterais plutôt les NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) comme révélateur et catalyseur.

Révélateur d’abord, parce qu’on peut considérer qu’on faisait du management du savoir depuis longtemps sans le nommer comme cela. Il est vrai qu’en apportant une capacité de communication transversale, et en contribuant largement au raz-de-marée informationnel, les NTIC ont « révélé » une nécessité vitale de mieux manager ces flux et, par conséquent, elles ont amené le KM au devant de la scène.

Catalyseur ensuite, parce que, contrairement à ce que l’on entend souvent dire (« l’outil est au service des besoins »), certaines technologies provoquent de véritables ruptures et donnent naissance à de nouveaux modes de fonctionnement. Ce fut le cas du téléphone, de la bureautique, du e-mail en leur temps, et ce sera sans doute le cas des technologies émergentes de cartographie de la connaissance.

separateur

Q8 Vous proposez une nouvelle approche du KM dite de « 2ème génération ». Quelles en sont les caractéristiques ?

KM 2ème génération

Je suis parti d’une analyse des échecs (et succès) des projets de première génération pour essayer d’en déduire une segmentation de l’approche KM lui permettant d’être plus concrète, plus efficace, moins théorique. Deux clés de segmentation me sont apparues essentielles :

- d’une part, la finalité du projet KM, c’est-à-dire la réponse à la question « pourquoi voulez-vous faire du KM ? », déjà évoquée plus haut ;

- d’autre part, le type de communauté professionnelle concernée. En parallèle, je recommande vivement que les facteurs stratégiques (c’est-à-dire le lien entre KM et business), organisationnels, technologiques et humains (culture, comportement, motivation) soient indissociablement liés.

separateur

Q9 Au delà de son importance dans les entreprises, le KM constitue selon vous « l’une des voies avant-gardistes du développement durable ». Quel peut être l’enjeu du KM dans le vaste contexte du développement durable ?

Développement durable

Quand on évoque le développement durable, on associe trop fréquemment ce concept à la seule préoccupation environnementale, à la protection de l’avenir de notre planète en quelque sorte.

C’est certes un élément primordial, mais je n’y ai aucune compétence légitime. En revanche, je considère que l’accès au savoir est une clé du développement durable.

C’est dans l’éducation que se cache la solution à la majorité des problèmes de société et de pauvreté : « Être pauvre, ce n’est pas seulement avoir moins d’argent, c’est aussi avoir moins de connaissances », déclare Wolfenson, le président de la Banque Mondiale.

De surcroît, la crise actuelle nous révèle à quel point les pouvoirs traditionnels (le militaire, l’économique et le politique) se trouvent dominés par un quatrième pouvoir : l’information. L’approche KM, dans sa philosophie, dans ses concepts et dans ses méthodes et outils, est parfaitement équipée pour aborder des problématiques « territoriales » : mutualisation d’acteurs indépendants, dynamisation du bassin d’emploi et de la filière professionnelle, mobilisation citoyenne, etc., comme autant de germes locaux d’une politique de développement durable.

separateur

Propos recueillis par Mathilde Divisia, Editions DUNOD


Le Manuel du Knowlegde Management, Jean-Yves Prax
Marque : DUNOD
Collection Stratégies et Management - 155 x 240 mm - 496
pages - 2003
ISBN : 2100047175 - Code : 44717

Prix : 45 Euros

commander en ligne



Haut de page Polia - Knowledge Management Haut de page Polia - Knowledge Management

Référencement