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Coup de gueule

Hervé Sérieyx, ex-délégué interministériel à l’insertion des jeunes, 2000


Préface du livre "Le guide du knowledge management", de Jean-Yves Prax, Dunod, 2000


Edgar Morin le rappelle : notre société fabrique de la déliaison, de la rupture entre les groupes, entre les personnes, entre les âmes. Les sociétés occidentales connaissent de considérables fractures où disparaissent les solidarités naturelles que doivent remplacer des systèmes administratifs de solidarités institutionnelles. Les causes sont multiples ; on peut citer entre autres :
- la compétition : que le meilleur gagne , chacun pour soi et vae victis ;
- la spécialisation : une société productiviste tend à cantonner chacun dans sa spécialité, composant peu à peu un ordre mécanicien, où , chacun, séparé des autres, joue son rôle de rouage au sein de la mécanique générale ;
- la consommation : elle exalte un hédonisme individuel, un « toujours plus » qui incite peu au partage ;
- l’affaiblissement en occident des grandes idéologies massifiantes qui produisaient des solidarités militantes et des religions , aujourd’hui vécues comme des choix individuels, structuraient hier l’essentiel de la vie sociale ;
- la constitution de grandes concentrations urbaines et suburbaines qui produit de plus en plus de solitudes anonymes.

Nuisible à la vie collective, cette déliaison est d’autant plus dommageable qu’elle est en contradiction avec « l’économie du savoir » qui tend peu à peu à supplanter dans le monde « l’économie matérielle ». L’économie matérielle postulait une séparation des fonctions, des postes et des tâches, chacun étant affecté à une phase du processus de transformation de la matière ou de production d’un service. L’économie du savoir, elle, suppose la conjonction d’intelligences interactives, une affectio societatis forte qui pousse les acteurs à échanger des informations, à partager des connaissances, à privilégier, entre eux, non pas la division du travail mais la multiplication des compétences.

Le livre de Jean Yves PRAX arrive à un moment clef de l’histoire de nos sociétés : il nous rappelle qu’il est inutile de hausser sans cesse le niveau d’instruction d’une population et d’inventer les Nouvelles Technologies d’Information et de Communication si doit se survivre à elle même une organisation sociale compartimentée, une société de bocages, de blocages, de prés-carrés ,de fiefs, de statuts, de corps, une société marquée par des suffisances de diplômes, de castes , de vanités barricadées derrière des portes closes et la défense corporatistes de privilèges et d’avantages acquis. La société du savoir, celle qui permettra à un pays d’améliorer sans cesse son Bonheur National Brut et à une entreprise d’accroître sa performance, suppose la synergie des connaissances ; Au cœur de cette synergie : le Knowledge Management.

Jean Yves Prax est le premier auteur en France à nous proposer une synthèse, à la fois théorique et opérationnelle, de cette approche neuve qui va révolutionner , non seulement la conduite des entreprises, mais aussi l’essentiel des pratiques politiques.

Son livre a un quadruple avantage :
-  d’abord , convaincant, il nous pousse à modifier nos comportements personnels, à nous ouvrir aux autres et à partager nos savoirs pour nous enrichir des connaissances d’autrui et cheminer ensemble vers plus de compétence collective ;
-  ensuite, il nous aide à saisir les enjeux colossaux de l’économie du savoir dans un monde aux multiples métamorphoses ;
-  il dresse pour nous un inventaire des outils simples ou complexes susceptibles de nous permettre de participer au knowledge management ;
-  mais surtout, et c’est sans doute l’apport le plus déterminant de son livre, il nous livre les clefs de la stratégie de changement permettant de conduire la mutation d’une organisation mécanicienne vers une organisation vivante, d’une entreprise « exécutante » vers une entre prise intelligente, des performances d’hier vers celles de demain.

On ne peut en douter, le livre de Jean Yves Prax constitue un événement , un de ces ouvrages fondateurs comme l’ont été ,à divers moments de l’histoire des organisation productives, ceux de Fayol, de Mac Gregor ou plus récemment de Tom Peters. Dans l’intérêt de tous ceux qui seront amenés à assumer des responsabilités collectives, je souhaite à ce livre longue vie.




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